Sémiotique et anthropologie des modernes. Une histoire de comptes à rendre

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Abstract

Dans son projet d’anthropologie, Bruno Latour insiste à plusieurs reprises sur le décalage entre les pratiques des Modernes et le compte rendu officiel qu’ils en donnent. Cela devrait permettre de donner un tout autre sens à notre présent, et de devenir ce que nous avons toujours été, sans le savoir. Nous n’avons jamais été modernes. Et je crois que, pour permettre à la sémiotique de faire face à son évolution, c’est sans doute une telle attitude qu’on pourrait adopter, en passant du compte rendu « majeur » à un point de vue adéquat. Nous partirons donc de l’histoire « majeure » des Modernes et nous verrons que cette histoire est étroitement liée à la constitution même de la sémiotique, qui est son expérience-limite. Dans un second temps, nous mettrons en évidence les exigences méthodologiques formulées par l’Enquête à partir de ce fonds épistémologique commun. Enfin, nous nous focaliserons sur quelques opérations qui permettent de départager une sémiotique majeure, qui n’est finalement qu’un corollaire de la Constitution moderne, d’une sémiotique mineure, mais plus adéquate.
Lingua originaleFrench
Numero di pagine12
RivistaACTES SÉMIOTIQUES
Stato di pubblicazionePublished - 2017

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